Une semaine dans le désert de la Californie

Une semaine à Joshua Tree, en Californie;  La petite histoire de nos premières vacances d’amoureux depuis l’arrivée de bébé.

Mai 2016. Doux a 30 ans, on décide d’aller passer la semaine dans un tout-inclus pour y boire du café cubain et lire à la chaleur. (Oui oui, je vous entends, on est des vrais party animals!) Quelques symptômes dont je vous épargnerai les détails me poussent à faire un test de grossesse un matin avant de me rendre à la piscine. BAM! Popo s’était déjà installé dans mon ventre, dans notre vie.  On est devenu une famille. On se disait qu’on allait être une famille cool, qu’on allait jamais s’empêcher de sortir, qu’on allait voyager avec bébé. Puis, la réalité nous a rattrapés. Dans nos circonstances, c’était pas possible d’être aussi relax dans cette grande aventure qu’est la parentalité. Quand Paul a eu 1 an, après une année particulièrement chargée et tellement d’allers-retours entre Québec et Montréal qu’on aurait probablement pu se rendre à la lune (Non non, je suis pas du genre à exagérer),  on s’est rendus compte qu’on était… fatigués!

On a la chance d’avoir un super réseau, des grands-parents gâteaux et présents. Ma mère nous dit qu’elle peut garder Ti-Pou (C’est un autre surnom, cet enfant ne connaîtra jamais son vrai nom si ça continue comme ça haha!) pour une semaine. On hésite un peu, nos dernières vacances avec lui étaient si merveilleuses. Mais on en a besoin. Alors on s’est mis sur les recherches. On va où et on fait quoi quand on veut se retrouver entre amoureux!?

On avait une obsession du désert (et par on, je veux plutôt dire « je » et j’assume totalement d’avoir influencé Doux avec ça) depuis un bout. J’avais envie d’une maison isolée avec vue sur RIEN PANTOUTE. Même l’idée d’un endroit avec vue sur la mer, qui normalement est mon happy place, m’épuisait. Alors c’est comme ça qu’on a commencé nos recherches sur Airbnb, en cherchant une maison confortable et mignonne, avec vue sur le désert, sans cibler une ville en particulier. Je recommande d’ailleurs d’essayer cette façon inhabituelle de rechercher une destination de vacances, ça permet de sortir des grandes villes touristiques.  On a abouti au Padrino Ranch, situé dans Pioneertown, près du Parc National Joshua Tree.

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Crédit Photo: Instagram @padrinoranch

Pioneertown est un faux village créé pour le cinéma dans les années 40. C’est pas là que tu peux faire ton épicerie mettons. On y trouve un saloon plutôt populaire, le Pappy and Harriet’s , où il faut réserver 2 semaines à l’avance pour avoir une table les soirs de spectacle. Pour ça, faut aller à Yucca Valley, à quelques milles seulement. Yucca Valley est une petite ville un peu hippie, un peu cowboy et surtout très relax. On y trouve plusieurs magasins d’antiquités et des friperies, des hommes en salopettes et des pick-ups partout. La vibe est bonne!

Route vers Pioneertown

Un petit arrêt sur la route de Pioneertown, vous dire à quel point on a galéré pour faire cette photo avec le retardateur haha!

Pour se rendre à la maison,  on a pris un petit détour. En effet, l’aéroport le plus près est celui de Palm Springs, ou encore celui de Los Angeles. On a plutôt choisi d’atterrir à Las Vegas, puis d’y louer une voiture pour faire le trajet de près de 4h dans le désert, la Mojave National Preserve et longeant le parc national Joshua Tree. WOW! On a adoré. Les paysages sont magnifiques, on se sent complètement isolé, le souffle coupé et tout et tout! Évidemment,  je conseille de le faire de jour, je pense que l’expérience aurait vraiment pu être désagréable à la noirceur!

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Première soirée à admirer le coucher de soleil

Le deuxième matin, on s’est réveillés au son du coq et du coyote, imagine! Pas loin du ranch se trouvait aussi une fermette avec chevaux, dindons, âne qu’on entendait au courant de la journée. Pas vraiment l’environnement auquel on est habitués sur le Plateau haha! Bon, on a aussi eu un visiteur reptilien indésirable (que tu as peut-être vu si tu nous suis sur Instagram , mais ça fait partie du deal comme on dit! On a passé des heures à seulement contempler le paysage à partir du patio, à chercher les lièvres de Californie qui bondissaient de partout. C’était exactement ce dont on avait besoin.

La voiture qu’on a louée venait avec un kilométrage illimité, ce qu’on a aussi apprécié car on a pu explorer beaucoup. On en a profité pour aller voir Palm Springs (environ à 50 km) et la route était encore une fois facile et les paysages surprenants et magnifiques.

route vers Palm Springs

Le paysage sur la route vers Palm Springs

C’est aussi une bonne option shopping pour un jour de pluie avec les outlets Desert Hills à Cabazon, pas très loin. Palm Springs, en plus de ses maisons rétro sublimes et ses palmiers, est l’endroit le plus proche pour goûter au fameux In-n-Out, ce resto de burgers et de shakes qui te fait probablement envie si tu es sur les réseaux sociaux. Si vous êtes comme moi et vous être fans d’épicerie (J’suis pas la seule hein, please!) ou de beauté, c’est aussi où se trouvent le Whole Foods et le Ulta le plus près. J’ai mes priorités bien établies LOL.

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Le fameux In-n-Out

On a aussi fait un petit roadtrip d’une journée à la plage en se rendant à Newport Beach puis Huntington Beach,  qui sont environ à 200 km. Cette journée a vraiment fait du bien, une fois reposée, la mer est redevenue mon happy place 🙂

Comme le vol de retour était de nuit, ça nous a laissé la journée pour faire le trajet vers Las Vegas, prendre des photos, manger au Buffalo Wild Wings (on est fancy tsé… NON) et faire la strip. Mais la chaleur accablante (il faisait 36 degrés!) et le fait qu’on voulait rester zen a fait en sorte qu’on est restés dans la voiture pour la faire plutôt que de la marcher.

Bref, on revient de cette escapade reposés, rechargés, motivés. On s’est ennuyés au possible, on a passé pas mal de temps à chaque jour à regarder des photos et des vidéos de Popo. On apprécie avoir eu la chance de prendre ces premières vacances en amoureux (Merci Mom!! xxx) Maintenant, je vais aller éplucher les sites de vente de maison pour voir si je peux nous dénicher un petit ranch à nous dans le coin de Yucca Valley hahaha! Je suis pas la seule à faire ça pour atténuer le deuil au retour d’un  voyage hein?

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Ode aux clubs vidéo – Par Vanessa

Croyez-le ou non, avant le Netflix and Chill, avant iTunes et Tou.tv, avant les stream piratés et les torrents sur LimeWire, il y avait, et ça ne fait pas si longtemps, des endroits comme le SuperClub Vidéotron, Vidéo Éclair et Vidéo International : LA réponse à nos vendredis soirs.
iii les jeunes, vous ne comprendrez jamais ce bonheur!

Tonnes de copiesLa vérité, c’est qu’une visite au club vidéo, c’était une aventure en soi! Une aventure que nos enfants ne connaîtront jamais. Et ça, c’est affreusement triste!

Premièrement, il n’y avait aucun moyen de prédire si le film que tu voulais tant louer allait être dispo. Même si un certain club dont je tairai le nom se vantait d’avoir des tonnes de copies, des tonnes de copies, des tonnes de copies (biz). Tu veux voir le nouveau Frissons? Lève-toi de bonne heure mon p’tit pet!

Trouver une copie de la nouveauté de la semaine, c’était le rush d’adrénaline ultime. En entrant dans le magasin, tu l’avais déjà dans ta mire. Le focus toi chose! Pas de bonjour au commis; Désolée Jonathan, pas l’temps pour ça! Si y’avait une seule occasion de sortir ta plus belle marche rapide les fesses serrées, c’était ben là! Tu approches, tu y es presque! Un petit tour d’horizon pour voir s’il n’y avait pas d’ennemi en vue. Tsé le maudit fatiguant qui se faufilait juste devant toi à la dernière minute pour saisir LA SEULE copie restante… Voilà, t’es là! Tu bondis, tel un lion sur sa proie, sur ton boitier chéri (parfois, ce n’était même pas un boîtier, mais qu’un vulgaire jeton avec du velcro… Ça, c’est une autre histoire!)! Victoire! À moi Frissons 3! Un vent de fierté incroyable t’envahissait à cet instant précis… (Jusqu’à temps que tu te rendes compte que Frissons 3, c’est le pire film de la série. Amère déception!)

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Crédit : Anne Geddes

Maintenant, laisse-le surtout pas traîner sur un coin de tablette pendant que tu regardes les laminés louches à vendre! (flip) L’affiche de Titanic, (flip) Les bébés d’Anne Geddes dans des fleurs, (flip) Bruce Willis en camisole, (flip) Les 7 merveilles du monde en femmes toutes nues…

Oui, oui maman, juste 1 film… Ta chère mère savait très bien que tu allais revenir avec 3-4 films en location 24 h et que tu allais devoir passer une nuit blanche pour tous les écouter pour éviter les frais de retard! Aaah, ces chers frais de retards! Pas mal sure qu’en cumulant tous les frais de retards impayés des Québécois, on pourrait clearer la dette provinciale!

On peut-tu se parler du popcorn de ces places? Tsé le jaune ultrafluo là? Celui juste à côté de la machine à gommes te promettant une location gratuite? Tu le vois? Je ne sais pas quelle sorte de poudre magique ils saupoudraient sur ça, mais j’en bave juste à y penser! S’il avait fallu que je travaille dans un club vidéo dans le temps, le Québec aurait vécu une terrible pénurie de maïs à éclater…

Honnêtement, les clubs vidéos représentaient beaucoup plus que de simples magasins de location de films. C’était pratiquement des centres communautaires, des hot spot du vendredi, qui tournaient autour de l’amour du cinéma! Un voisin, un ami, ton kick du primaire; tu allais croiser quelqu’un que tu connaissais, c’était immanquable! Tu ne savais pas si le film que tu avais choisi était vraiment bon? Y’avait toujours un mystérieux commis du magasin qui détenait tout le savoir cinématographique possible et imaginable qui l’avait vu et pouvait t’en faire la critique.

J’exagère, tu diras. « C’est ben mieux! Tu peux maintenant écouter des milliers de films, sans même avoir à sortir de chez toi! » Peut-être, mais je m’ennuie des soirées passées en famille au club vidéo juste pour choisir un (ou 5) film à louer pour le weekend! Je m’ennuie de faire un choix à l’aveugle, simplement basé sur la pochette (même si bien des fois, la pochette était 100 fois meilleure que le film en tant que tel)! Je m’ennuie des découvertes que tu pouvais faire dans les allées les moins fréquentées, tsé celles qui abritaient les boîtiers un peu plus poussiéreux… Aussi beaux et pratiques que soient les substituts technologiques, ils ne pourront jamais totalement remplacer ce que le bon vieux club vidéo représentait.

RIP clubs vidéo de mon cœur! Merci pour tout, mes braves!

 

Une playlist Spotify pour toutes les occasions – par Vanessa

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Vous le savez peut-être, je suis une maniaque de musique! De tous les styles, de tous les horizons, j’en mange!

Appelez ça une déformation professionnelle (j’ai été DJ pendant 6 ans quand même), mais, aujourd’hui, j’avais envie de vous partager des bijoux de listes de lecture Spotify à consommer à volonté et sans retenue! De la musique pour chaque moment de la journée!

 

Pour ton dernier blitz d’études de fin de session : Movie Scores Study
Parce qu’étudier en silence, c’est dull et que mon cerveau ne compute pas trop de paroles/mots en même temps. La solution = l’épique instrumental de films qui me fait sentir invincible!

Pour accompagner ton thé d’après-midi : Perks of Being a Wallflower
Parce que n’importe quoi qui combine Nat King Cole, Alice Cooper, Fleetwood Mac et Nirvana ne peut qu’être gage de succès!

Pour l’été qui arrive enfin : ¡Viva Latino!
Parce qu’avec cette liste de lecture, il ne te manquera que ton Piña Colada!

Pour un souper tête-à-tête quétaine en amoureux : Retro Romance
Parce que je m’imagine bien prendre le même spaghetti pour aboutir en un p’tit bisou cute là-dessus!

Pour tous les semi-emo-kids qui étaient au sommet de leur forme en 2006 : Throwback Punk-Rock
Parce que je legit connais 100% des paroles de toutes ces chansons!
(Oui, je plug ma propre liste de lecture! No shame!)

Pour les fois où tu préfères prendre la route de campagne : Country Favourites
Parce que comme a dit Harlan Howard, la musique country c’est 3 accords et la vérité…

Pour un 23 juin empreint de patriotisme : ADISQ 2017 | Galas de l’ADISQ – Nominations
Parce qu’on fait de la sapré bonne musique au Québec et on doit en être fiers!
Quelques trésors nationaux qui y figurent : Caravane, Charlotte Cardin, Koriass, Beyries, Les Hay Babies et Safia Nolin.

Ou (je ne pars pas de débat aujourd’hui)

Pour un 1er juillet empreint de patriotisme : 2018 Juno Award Nominees
Parce qu’on fait de la sapré bonne musique au Québec Canada et on doit en être fiers!
Quelques trésors nationaux qui y figurent : Arcade Fire, Charlotte Cardin, Alessia Cara, Shania Twain, Jessie Reyez et Diana Krall.

Pour célébrer le GIRL POWER comme il se doit : Girl Power Anthems
Parce qu’on veut vraiment, vraiment, vraiment zig-a-zig-ah!

Pour crush ton dernier set de répétitions ou finir le dernier kilomètre : Just Get Going! 155 BPM
Parce que sans musique motivante, Rocky aurait sûrement abandonné lui aussi!

Pour tous les 90s babies : All-Out ’90s
Parce que Salut la nostalgie! Il y a eu les tamagotchis, la folie des Pokémons, les meilleurs films d’ado EVER, les papillons dans les cheveux et le crayon blanc sur les yeux… Et que dire le la musique!

Pour une fin de soirée Bow Tchic a Wow Wow : Jazzy Bluesy Kinda Nights
Parce que le jazz/blues, je trouve ça bien propice aux rapprochements! 😉

Bonne écoute!

Tu as des trésors à me faire découvrir à ton tour? Des coups de cœur incroyables? Des hits assurés? Go, je veux te lire! 🙂

Fille de contradictions – par Vanessa

Je suis maternelle, une vraie p’tite mère ; je vais te cuisiner une bonne soupe, faire ton lavage et te faire chauffer une bouillotte quand ton bedon feel pas, mais j’aime ça que tu me rapportes un Kinder Surprise une fois de temps en temps et que tu me bordes avant de me coucher.

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J’aime me dire tough, un pilier sur qui tu peux te baser, capable d’encaisser ben des coups et d’affronter des montagnes, mais je suis aussi un p’tit oiseau fragile que tu dois prendre avec précaution. Tu ne peux pas tout me dire n’importe comment parce que certains de tes mots peuvent me résonner dans la tête pendant des mois, des années.

Je suis féministe, mais j’ai envie qu’on m’ouvre les portières, qu’on me fasse le baisemain et qu’on me propose de payer l’addition.

Solitaire x1000, mais je te laisse entrer dans ma bulle si je te trouve smatt. Je veux être aimée de tous, mais je suis, au fond, assez asociale, même un peu sauvage.

J’ai envie d’aventures, de tout vendre et partir en Westfalia jusqu’au bout du monde, mais j’aime ça mon petit 9 à 5 sécurisant, ma petite routine sans fla fla!

Je suis une vieille âme qui rit encore des jokes de pet. Une mémé avant son temps qui trouve quand même que les films d’animation de Disney restent les meilleurs.

Je suis une over-achiever qui est capable de passer un week-end de zombie devant Netflix. Une perfectionniste atteint de je-m’en-foutisme!

Je prône le vivre et laisser vivre, j’ai l’esprit ouvert, je suis trop excessivement tolérante pour toutes sortes de choses, mais j’ai une des pires têtes de cochon que tu vas croiser dans ta vie! La cuvette, tu la rebaisses et le rouleau de papier de toilette, il va dans ce sens-là!

Je suis une artiste cartésienne, une rêveuse pragmatique, une hypersensible maniaque d’horreur?

Je cherche l’approbation de tout le monde, mais cherche aussi à être originale et différente. Je déteste que l’attention se focalise sur ma personne. (Fille, t’as une chaîne YouTube!)

Je suis une fille gênée, réservée et angoissée qui reste prête à pas mal tout pour un « t’es pas game »!

J’apprivoise de plus en plus mes belles contradictions, je les observe, ce qu’elles disent de moi, de mes besoins et de mes valeurs, et aujourd’hui, je choisis plutôt de les mettre au service d’un meilleur moi, un moi magnifiquement limité, imparfait, mais aussi fascinant.

 

 

 

 

Douleur 24/7 – par Vanessa

Je vis avec la douleur, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, 365 jours par année. J’ai 3 hernies discales et de l’arthrose au dos depuis maintenant plus de 10 ans… Du haut de mes 28 ans, 10 ans, ça représente une bonne partie de ma vie!

Mis à part à ma famille et mon conjoint, je ne parle pas souvent publiquement de ma douleur parce que : E67FA05C-4581-42E1-9E3E-560DBCF0FB30

  1. Je ne veux pas passer pour une chialeuse ou une rabat-joie.
  2. Je ne veux pas jouer à la victime (lol malgré ce que ma sœur peut penser) et que les gens me traitent différemment.
  3. J’essaie de vivre la meilleure vie malgré tout. Je ne veux pas laisser mes problèmes de dos me définir. Aussi cliché que cela puisse paraître!

Ceci dit, j’avais envie de vous en parler aujourd’hui, de vous partager ma réalité, mon quotidien, dans l’espoir d’aider, ne serait-ce qu’une personne qui vit quelque chose de similaire ou qui voit quelqu’un dans son entourage dans cette situation.

Oui, j’ai mal physiquement. Un mal difficile à décrire pour quelqu’un qui ne le vit pas. Tout le monde a mal différemment et ressent la douleur de façon différente. Jusque là, je ne vous apprends rien, mais j’ai envie de vous dire que la douleur physique se transforme aussi en douleur mentale. Mon mal de dos des répercussions sur ma santé mentale. Et ça, c’est pas super facile à accepter. J’ai peur, je suis frustrée, en maudit même, je suis anxieuse et j’ai des moments de pures déprimes… Demande à mon chum qui me voit pleurer le soir en me couchant… Je m’inquiète pas mal tout le temps à savoir quand sera mon prochain peak de douleur, quel mouvement va me barrer complètement. J’ai même la chienne d’éternuer! Je déprime parce que je suis maintenant incapable de faire mes activités préférées. Parfois, juste me déplacer est un défi… Je déprime parce que je ne me sens plus moi tout simplement.

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Les tâches quotidiennes « normales » comme sortir les vêtements de la sécheuse, mettre des bas, passer l’aspirateur ou cuisiner sont un accomplissement. Bitch, je mérite un trophée pour ça! Et justement, ne pas être capable de faire ces tâches vraiment banales sans douleur, c’est PLUS que frustrant… Je me sens souvent coupable d’être aussi « faible »… Je redoute le moment où un petit être m’appellera maman, car j’ai peur de ne pas être capable de subvenir à ses besoins ou de m’accroupir pour jouer avec lui…

Je suis toujours fatiguée. Avoir mal 24 h sur 24 me gruge tout mon énergie. La douleur rend tout plus difficile. Je suis irritable, impatiente et je ne tolère beaucoup moins de pression et de stress qu’avant. Ce qu’il faut saisir, c’est que la douleur chronique entraîne souvent des pas pires problèmes de sommeil. Incapable de t’endormir, te réveiller aux heures pour changer de position, ne jamais être reposée au réveil… C’est comme un cercle vicieux! Ta douleur va rendre ton sommeil plus difficile et, à son tour, un manque de sommeil peut aggraver ta douleur. Plus t’as mal, moins tu dors – moins tu dors, plus t’as mal… Tu perds à tous coups!

La douleur chronique se fout de tout. On s’en fout si tu as un événement spécial auquel tu veux vraiment assister. On s’en fout si tu fais ta tough pour paraître normale, on s’en fout si tu veux aider ta sœur en gardant son bébé, on s’en fout si c’est ton anniversaire, on s’en fout si tu as une grosse journée au travail, on s’en fout de tous les efforts que tu fais pour aller mieux de tous les traitements inimaginables que tu essaies, de la physio, de la masso, des injections, de la médication… Tu as mal, la douleur est là et s’en fout de tout… Faire semblant d’être OK est épuisant – physiquement, mentalement et émotionnellement.

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Le bonheur n’est pas synonyme de santé. Souvent, lorsqu’une personne qui souffre de douleur chronique sourit, rigole ou passe une « bonne journée », les gens supposent que la personne n’a plus mal ou a vraiment moins mal. Crois-moi, ce n’est pas nécessairement le cas! Il faut faire la différence! Vous me voyez rire et déconner sur la chaîne, mais sachez que pendant ce temps, j’ai mal! Ne supposez pas que votre ami ou proche est « guéri » simplement parce qu’il semble s’amuser…

Parfois, mes proches pensent que je ne prends pas ma condition au sérieux, que je ne fais pas assez attention à moi, mais sachez que si je suis trop optimiste ou que je m’entête à me pousser, c’est pour éviter de tomber dans la négativité sans fin… Je ne serais pas capable d’y faire face! Je fais parfois des activités qui empirent ma condition, mais au moins, pendant que je les fais, je ne pense pas à mon mal, ça m’apporte du bonheur et ça, je vais le prendre…

Je veux garder espoir, je veux penser qu’un jour, y’a une solution miracle qui va apparaître, parce que personne ne veut entendre qu’elle va avoir mal pour le reste de sa vie… Parfois, ça va être mieux, parfois pire, mais oui, je vais vivre avec un certain degré de douleur pour le reste de ma vie et honnêtement, ça me fait peur…

Les personnes qui ne vivent pas de douleur chronique ne peuvent jamais totalement comprendre. Je suis vraiment heureuse pour eux et je ne souhaiterais pas ce que je vis même à mon pire ennemi, mais oui, je suis jalouse… Vraiment jalouse…

Donc, si vous avez un ami ou un proche qui vit avec un type de douleur chronique, retenez que ce dont elle a besoin, c’est votre soutien, votre compréhension et votre gentillesse. Non, elle n’exagère pas! Oui, elle a surement déjà entendu parler de tel ou tel type de traitement. Oui, elle sait que la natation c’est bon pour elle… Non, tu ne comprends pas ce qu’elle vit parce que tu es tombé une fois, sur la glace, en 1996. Aimez-la, comprenez-la et soyez là pour elle, pour le meilleur et pour le pire.

Le Grand Ménage avec la méthode KonMari

Voici un article de Chrystine paru initialement sur le blogue de La Fabrique Crépue.Konmari

Soyons honnêtes et allons droit au but : depuis toujours, je suis traîneuse. Pas traîneuse dans le genre « Ah c’est cute, elle a oublié sa paire de bas à petits pois sur le plancher de la chambre ». Non, traîneuse du genre qu’il peut m’arriver de ne plus voir de quel bois est fait mon plancher de chambre. Traîneuse au point d’acheter deux fois le même morceau de vêtement parce que j’ai perdu le premier quelque part dans les dédales de mon éternel fouillis… Je dis fouillis, mais je précise que c’est un fouillis organisé! Si j’ai le malheur de faire un grand ménage, c’est à peu près garanti que je perds le 1/3 de ce que j’ai rangé, et j’oublie l’existence du 2/5. Faites le calcul comme vous voulez, vous arriverez vous aussi à la conclusion que ça ne fonctionne pas!

Toujours est-il que ce vilain défaut m’empoisonne peu à peu la vie, et peut-être aussi celle de mon si patient mari. Je cherche donc des solutions à mon problème depuis un bon bout de temps. C’est cet automne, perdue dans le tourbillon des livres de self-help sur Amazon (et honnêtement aussi perdue dans ma tête), que je suis tombée sur The Life-Changing Magic of Tidying Up de Marie Kondo. Cette folle du style de vie épuré y propose sa méthode de rangement, qu’elle a nommée humblement KonMari. N’étant pas assez zélée pour appliquer cette méthode à la lettre, j’ai néanmoins réussi à en retirer des principes que je m’efforce de respecter le plus possible et que je voudrais partager avec vous.

Ne garder que ce qui m’apporte du plaisir, de la joie, à les voir ou à les utiliser

Véritable épiphanie pour moi : pourquoi s’entêter à garder des choses médiocres dont je ne retire rien? La vie est trop courte pour s’embarrasser de laideur et d’impertinence. Je mérite ce qu’il y a de mieux. Et toi aussi!

Se débarrasser de la paperasse inutile

Qui, comme moi, garde ses milliers de livrets d’instructions de chaque appareil acheté depuis 1999? Qui a déjà eu à se servir de l’un d’entre eux? Si c’est le cas, l’as-tu retrouvé? C’est ça… TOUT est sur le Web maintenant, pas besoin de ça! « Pense Internet Paula! »

Ne pas s’embarrasser de systèmes de rangement

Plus il y a de compartiments disponibles, plus on les remplit avec des morceaux, des produits, des babioles, de la monnaie, bref, ce que je surnomme des shitsnits. Je parie que toi aussi, tu as un tiroir, un panier ou un petit bol tout cute rempli de choses étranges, dans le genre de 11 bobby pins, 3 sous noirs, 2 élastiques, un macaron avec ta photo de maternelle sur fond de laser et 1 bouton de rechange d’une chemise que tu as achetée en 2003.

S’attaquer à la plus grosse catégorie en premier

Dans mon cas (et je soupçonne que c’est aussi le cas de plusieurs Crépues), la première catégorie, c’était les vêtements. Out les vêtements 2 points trop petits que je garde « au cas où » et ceux 2 points trop grands que je garde en prévision d’une maternité qui ne devrait pas venir avant une couple d’années de toute façon. Bye aux 62 morceaux légèrement abimés que je garde pour peinturer (let’s face it, je ne peinture pas et croyez-moi, pour ma prochaine maison, je paierai des professionnels). Ciao les pyjamas louches qui ont foulé au lavage avec lesquels il m’arrive d’accueillir Doux qui rentre du travail (et dire que je chiale qu’il garde ses boxers troués qu’il affectionne tant). Bon, je l’avoue, je travaille encore sur ce point! 😉

S’occuper des souvenirs ou objets sentimentaux en dernier

Si vous êtes comme moi, vous comprenez probablement pourquoi j’ai conservé :

– ma collection de coquillages que j’ai pourtant arrêtée à 7 ans

– un panier de produits de bain puants, mais reçu en cadeau d’un ami précieux

– un dessin donné par la petite sœur du beau-frère du voisin déménagé il y a 11 ans #artabstrait

J’ai réussi à me détacher peu à peu de ces objets en me demandant ce que j’aimerais montrer à mes enfants plus tard, et ce qu’ils trouveraient intéressant. Indice : PAS ces 3 cochonneries.

L’idée derrière le fait de garder les objets ayant une valeur sentimentale pour la fin, c’est simplement que la pratique nous aura préparés à faire ces choix de façon raisonnée. Si vous avez du mal à appliquer ce détachement face aux cadeaux de vos proches, n’ayez pas peur de leur mentionner votre démarche. Faites des listes de ce dont vous avez besoin, et dites-leur que vous essayez de vous détacher du matériel. Je l’ai fait cette année et je n’ai vraiment pas regretté. Ça nous a permis de nous payer des sorties en famille plutôt qu’une tonne de babioles. #WIN

Je vous épargne tout le côté psycho-pop du livre qui dit aussi que la façon dont on s’attache aux choses matérielles est un reflet de comment on vit avec nos sentiments passés. Par contre, je vous avoue que je me sens beaucoup plus sereine depuis que cette façon de voir le rangement et le matériel fait son chemin dans ma tête. Et avec la nouvelle saison, c’est parfait!

-Chrystine